Richard Sennett
A l'origine musicien, Richard Senett s'est dirigé vers la sociologie grâce à Hannah Arendt. Professeur à la London School of Economics, il enseigne les sciences humaines à l'université de New York et a écrit de nombreux ouvrages de référence, ses publications récentes étudiant le capitalisme moderne : The Culture of the New Capitalism, (Yale, 2006), Respect in an Age of Inequality, (Penguin, 2003) et The Corrosion of Character, (Norton 1998). Il réfléchit sur le phénomène social dans la ville moderne.
Ville en mouvement
La ville selon Richard Sennett est naturellement un lieu de diversité voire de complexité : différentes activités s'y déroulant simultanément. Cette ébullition permanente est le signe d'une ville vivante. L'urbanisme a pour rôle de préserver cette diversité qui fait littéralement la ville et non d'attribuer de manière rigide une fonction précise à chaque espace, alors vidé de tout sens.
Ville surpeuplée
Selon le continent, la perception de la densité d'une ville diffère. Richard Sennett souligne le fait qu'un occidental ne trouvera pas une ville comme Shanghai surpeuplée mais sera marqué par la « lenteur » de circulation que cette densité engendre. Le mode de transport influe sur la perception de la ville. Ainsi à Londres, les automobilistes déclarent la ville plus peuplée que les usagers du métro.



